Derniers commentaires
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21/05/2013 de Romary Fabien pour 18 rue de l' Ail @PROT Raphael:
Votre message amène deux remarques de ma part : 1/… 21/05/2013 de Rudloff Pierre pour 18 rue de l' Ail Il y a effectivement un problème, je vais corriger ça.
21/05/2013 de PROT Raphael pour 18 rue de l' Ail Bonjour,
Comment pouvez-vous mettre un copyright à votre nom sur des… 20/05/2013 de S J pour 3 rue Koeberlé Plus d'informations sur le tableau de l'artiste Laurent Gsell, Le…
Merci, Fabien, pour cette amélioration, qui permet d'avoir une vue…
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19 Boulevard de l' Orangerie
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Historique des évènements | |
Construction
- Modifié par HELMLINGER Wilfred le 6/10/2011 à 16h40
- Année de construction :
- Source : Archives de la ville et de la CUS
- Structure : Maison
- Type d'Évènement : Construction
architecte : Samuel Landshut
L'immeuble du 19 boulevard de l'Orangerie est un bel exemple de style post-Art nouveau à Strasbourg dû à l'architecte Samuel Landshut.
Petit historique :
Précisons d'emblée que ce dernier a construit ici trois maisons contigues : le 19, le 20 et le 20a. Les n° 19 et 20a, de style post-Jugenstil, quasi jumelles, mais symétriques, encadrent le n° 20, d'un style néo-XVIII e siècle, complètement différent des deux premières. Le résultat est étonnant, au point que l'on soupçonnerait l'intruse d'avoir été reconstruite après-guerre, ou au contraire, comme le DRHS l'écrit, qu'elle a été construite avant les deux autres (1904). Cette dernière affirmation est cependant contredite lorsqu'on consulte les dossiers de la Police du Bâtiment. Ceux-ci sont formels : les trois maisons ont bien été construites toutes les trois en 1909 et conçues par le même Samuel Landshut, qui parle de trois maisons monofamiliales ("Drei Einfamilienhaüser "). Les avait-il destinées à ses trois enfants qu'il a eu avec son épouse Susette Cohn (Paula, Laure et Siegfried Landshut, nés respectivement en 1892, 1893, et 1897) ?
Samuel Landshut était né le 8.2.1860 à Neumark (Prusse occidentale -actuellement Pologne). Arrivé d'Aix-la-Chapelle à Strasbourg le 15.6.1889, et après avoir connu avec sa famille plusieurs adresses successives, celle-ci finit par habiter durablement après 1900 dans un immeuble qu'il s'est fait construire au n° 14 rue du Général Gouraud (à l'époque : Postrasse 14 ). Ses autres immeubles remarquables à Strasbourg sont le 87 avenue des Vosges, le 11 rue du Général Gouraud (qui fait face au 14), le 18 rue Auguste Lamey, le 3 quai de Paris et le 25 rue du Vieux-Marché-aux-Vins. Il meurt prématurément à Strasbourg le 1.2.1919 dans sa 59 ème année. Aucun de ses enfants n'habitera finalement les trois maisons du boulevard de l'Orangerie. La première maison cédée par la famille est le n° 20a, mais les n° 19 et 20 resteront la propriété de la veuve de Samuel Landshut jusqu'à son décès à Paris en 1942. (source : - Annuaires de Strasbourg, - Fichier domiciliaire de Strasbourg, 602MW420, Archives Municipales de Strasbourg)
Description de la maison :
Le permis de construire du n° 19, boulevard de l'Orangerie date du 30.1.1909 et l'immeuble fut achevé le 30.9.1909. Les plans détaillés de l'architecte permettent de décrire cette maison plus en détail.
- le niveau du sol est appelé, par convention, "Keller" (cave), mais il se situe en réalité au niveau du sol. De la grande porte d'entrée, on débouche en effet, sans changer de niveau, sur un espace d'accueil appelé "vestibule" sur le plan. Celui-ci conduit : à gauche, à un long couloir longitudinal permettant le passage de l'entrée jusqu'au jardin, et : à droite, à un escalier spacieux menant les hôtes à l'étage supérieur. Un autre escalier circulaire permettait par ailleurs d'accéder à l'étage supérieur pour les familiers de la maison, ou pour ceux qui travaillaient à la cuisine. On trouve en effet au niveau du sol une cuisine ("Kueche") et sans doute une sorte de garde-manger ("Kammer"), ces espaces profitant de la fraîcheur, avant l'invention des réfrigérateurs. Difficile au contraire de deviner à quel usage étaient destinés les autres espaces, sur la droite et à l'avant de ce niveau, sinon peut-être au stockage et au rangement.
- le premier niveau est appelé par l'architecte "Hochparterre" (sorte de rez-de-chaussée surélevé), et comprend, en partant du fond (côté jardin), une "Speisesaal" (salle à manger) spacieuse d'environ 38 m2, avec accès au jardin de la propriété après un petit balcon par un escalier central. Le "Speisesaal" est précédé d'une "Anrichtsküche" (sans doute une cuisine où les plats déjà prêts à être servis sont disposés à être acheminés grâce à un passe-plat vers la salle à manger). L'escalier circulaire intérieur, déjà évoqué, passe à proximité et permet de monter au niveau suivant. A droite de la cuisine il y a un vaste espace appelé "Diele" (plancher, espace vide ?). On peut l'imaginer comme un hall éclairé grâce à une verrière qui le surplombait (sur le plan, elle est de forme ovale). Hormis des toilettes, on trouve encore à ce niveau, côté rue, deux grandes pièces, appelées respectivement "Herrenzimmer" et "Damenzimmer", ce qui reflète bien les habitudes sociales de l'époque. Ces deux pièces ont vue sur rue et sur le Parc de l'Orangerie. On accèdait au salon des Messieurs par un petit escalier, bordant une "Garderobe", cette pièce constituant une avancée sur la rue, par rapport au reste de l'immeuble. Les Dames accédaient à leur espace, sans changer de niveau, depuis le hall de la maison, et bénéficiaient d'une pièce plus vaste que les Messieurs, ainsi que d'une grande ouverture vitrée semi-circulaire donnant sur un balcon.
- le deuxième niveau est appelé par l'architecte "Erstergechoss" (1er étage) et comprend 4 chambres, réparties deux par deux, côté rue et côté jardin, entre lesquelles on trouve un espace appelé "Gallerie" bordant, semble-il, la verrière ovale déjà évoquée, au-dessus du hall. Mentionnons aussi l'escalier circulaire menant à ce niveau, et la couverture, également vitrée, de la cuisine contiguë à la salle à manger, apportant l'unique source de lumière de ce local. L'une des chambres sur rue, celle pourvue d'une petite avancée sur la rue, est dotée d'un bain et de toilettes ("Bad Toilette"). Les deux chambres côté jardin sont pourvues, quant à elles, d'armoires intégrées ("Schränke"), et d'un accès à un petit balcon.
- le troisième niveau appelé "Dachgechoss" permettait d'accéder, toujours par l'escalier circulaire, à deux chambres côté rue, dont l'une d'elle était pourvue de toilettes et d'armoires ("Schränke"), et l'autre d'un réduit ("Kammer").
Petit historique :
Précisons d'emblée que ce dernier a construit ici trois maisons contigues : le 19, le 20 et le 20a. Les n° 19 et 20a, de style post-Jugenstil, quasi jumelles, mais symétriques, encadrent le n° 20, d'un style néo-XVIII e siècle, complètement différent des deux premières. Le résultat est étonnant, au point que l'on soupçonnerait l'intruse d'avoir été reconstruite après-guerre, ou au contraire, comme le DRHS l'écrit, qu'elle a été construite avant les deux autres (1904). Cette dernière affirmation est cependant contredite lorsqu'on consulte les dossiers de la Police du Bâtiment. Ceux-ci sont formels : les trois maisons ont bien été construites toutes les trois en 1909 et conçues par le même Samuel Landshut, qui parle de trois maisons monofamiliales ("Drei Einfamilienhaüser "). Les avait-il destinées à ses trois enfants qu'il a eu avec son épouse Susette Cohn (Paula, Laure et Siegfried Landshut, nés respectivement en 1892, 1893, et 1897) ?
Samuel Landshut était né le 8.2.1860 à Neumark (Prusse occidentale -actuellement Pologne). Arrivé d'Aix-la-Chapelle à Strasbourg le 15.6.1889, et après avoir connu avec sa famille plusieurs adresses successives, celle-ci finit par habiter durablement après 1900 dans un immeuble qu'il s'est fait construire au n° 14 rue du Général Gouraud (à l'époque : Postrasse 14 ). Ses autres immeubles remarquables à Strasbourg sont le 87 avenue des Vosges, le 11 rue du Général Gouraud (qui fait face au 14), le 18 rue Auguste Lamey, le 3 quai de Paris et le 25 rue du Vieux-Marché-aux-Vins. Il meurt prématurément à Strasbourg le 1.2.1919 dans sa 59 ème année. Aucun de ses enfants n'habitera finalement les trois maisons du boulevard de l'Orangerie. La première maison cédée par la famille est le n° 20a, mais les n° 19 et 20 resteront la propriété de la veuve de Samuel Landshut jusqu'à son décès à Paris en 1942. (source : - Annuaires de Strasbourg, - Fichier domiciliaire de Strasbourg, 602MW420, Archives Municipales de Strasbourg)
Description de la maison :
Le permis de construire du n° 19, boulevard de l'Orangerie date du 30.1.1909 et l'immeuble fut achevé le 30.9.1909. Les plans détaillés de l'architecte permettent de décrire cette maison plus en détail.
- le niveau du sol est appelé, par convention, "Keller" (cave), mais il se situe en réalité au niveau du sol. De la grande porte d'entrée, on débouche en effet, sans changer de niveau, sur un espace d'accueil appelé "vestibule" sur le plan. Celui-ci conduit : à gauche, à un long couloir longitudinal permettant le passage de l'entrée jusqu'au jardin, et : à droite, à un escalier spacieux menant les hôtes à l'étage supérieur. Un autre escalier circulaire permettait par ailleurs d'accéder à l'étage supérieur pour les familiers de la maison, ou pour ceux qui travaillaient à la cuisine. On trouve en effet au niveau du sol une cuisine ("Kueche") et sans doute une sorte de garde-manger ("Kammer"), ces espaces profitant de la fraîcheur, avant l'invention des réfrigérateurs. Difficile au contraire de deviner à quel usage étaient destinés les autres espaces, sur la droite et à l'avant de ce niveau, sinon peut-être au stockage et au rangement.
- le premier niveau est appelé par l'architecte "Hochparterre" (sorte de rez-de-chaussée surélevé), et comprend, en partant du fond (côté jardin), une "Speisesaal" (salle à manger) spacieuse d'environ 38 m2, avec accès au jardin de la propriété après un petit balcon par un escalier central. Le "Speisesaal" est précédé d'une "Anrichtsküche" (sans doute une cuisine où les plats déjà prêts à être servis sont disposés à être acheminés grâce à un passe-plat vers la salle à manger). L'escalier circulaire intérieur, déjà évoqué, passe à proximité et permet de monter au niveau suivant. A droite de la cuisine il y a un vaste espace appelé "Diele" (plancher, espace vide ?). On peut l'imaginer comme un hall éclairé grâce à une verrière qui le surplombait (sur le plan, elle est de forme ovale). Hormis des toilettes, on trouve encore à ce niveau, côté rue, deux grandes pièces, appelées respectivement "Herrenzimmer" et "Damenzimmer", ce qui reflète bien les habitudes sociales de l'époque. Ces deux pièces ont vue sur rue et sur le Parc de l'Orangerie. On accèdait au salon des Messieurs par un petit escalier, bordant une "Garderobe", cette pièce constituant une avancée sur la rue, par rapport au reste de l'immeuble. Les Dames accédaient à leur espace, sans changer de niveau, depuis le hall de la maison, et bénéficiaient d'une pièce plus vaste que les Messieurs, ainsi que d'une grande ouverture vitrée semi-circulaire donnant sur un balcon.
- le deuxième niveau est appelé par l'architecte "Erstergechoss" (1er étage) et comprend 4 chambres, réparties deux par deux, côté rue et côté jardin, entre lesquelles on trouve un espace appelé "Gallerie" bordant, semble-il, la verrière ovale déjà évoquée, au-dessus du hall. Mentionnons aussi l'escalier circulaire menant à ce niveau, et la couverture, également vitrée, de la cuisine contiguë à la salle à manger, apportant l'unique source de lumière de ce local. L'une des chambres sur rue, celle pourvue d'une petite avancée sur la rue, est dotée d'un bain et de toilettes ("Bad Toilette"). Les deux chambres côté jardin sont pourvues, quant à elles, d'armoires intégrées ("Schränke"), et d'un accès à un petit balcon.
- le troisième niveau appelé "Dachgechoss" permettait d'accéder, toujours par l'escalier circulaire, à deux chambres côté rue, dont l'une d'elle était pourvue de toilettes et d'armoires ("Schränke"), et l'autre d'un réduit ("Kammer").
| Pris depuis 19 Boulevard de l' Orangerie |
Aménagement d'un garage
- Modifié par HELMLINGER Wilfred le 23/01/2011 à 15h50
- Année de
- Source : Archives de la ville et de la CUS
- Type d'Évènement : Transformation
En 1929 , il est procédé à l'aménagement d'un garage à la demande de Louis Garnier, employé de banque qui y habite. Les travaux sont confiés aux entrepreneurs P. Guri et E. Meyer.
Rénovation et transformation
- Modifié par HELMLINGER Wilfred le 23/01/2011 à 15h52
- Année de
- Source : Archives de la ville et de la CUS
- Type d'Évènement : Rénovation
architecte : Tim Helmlinger
En 1949 l'architecte Tim Helmlinger achète la maison aux héritiers de la veuve de Samuel Landshut, et procède à de profondes transformations.
Celles-ci concernent à la fois la toiture, l'aménagement de nouvelles chambres qui sont créées au dernier niveau côté jardin, l'aménagement d'un vaste escalier dans l'ancien hall menant du deuxième au troisième niveau (l'escalier circulaire des deux premiers niveaux étant supprimé).
Et enfin, la transformation la plus visible depuis la rue, à savoir l'ouverture d'une grande baie vitrée au deuxième niveau, en remplacement des trois ouvertures initiales. Cette transformation étant motivée par l'installation de son bureau strasbourgeois dans cette pièce lumineuse donnant sur le parc de l'Orangerie.
L'immeuble jumeau symétrique du n° 20A boulevard de l'Orangerie reflète sans doute encore aujourd'hui l'état original. Une autre transformation minime concerne la ferronnerie au-dessus de la porte d'entrée, mise au goût du jour des années 50. Là encore il semble que l'état du n° 20A reflète mieux l'original post-Art nouveau.
Celles-ci concernent à la fois la toiture, l'aménagement de nouvelles chambres qui sont créées au dernier niveau côté jardin, l'aménagement d'un vaste escalier dans l'ancien hall menant du deuxième au troisième niveau (l'escalier circulaire des deux premiers niveaux étant supprimé).
Et enfin, la transformation la plus visible depuis la rue, à savoir l'ouverture d'une grande baie vitrée au deuxième niveau, en remplacement des trois ouvertures initiales. Cette transformation étant motivée par l'installation de son bureau strasbourgeois dans cette pièce lumineuse donnant sur le parc de l'Orangerie.
L'immeuble jumeau symétrique du n° 20A boulevard de l'Orangerie reflète sans doute encore aujourd'hui l'état original. Une autre transformation minime concerne la ferronnerie au-dessus de la porte d'entrée, mise au goût du jour des années 50. Là encore il semble que l'état du n° 20A reflète mieux l'original post-Art nouveau.
Rénovation
- Modifié par HELMLINGER Wilfred le 23/01/2011 à 15h54
- Année de
- Source : Archives de la ville et de la CUS
- Type d'Évènement : Rénovation
En 1977 l'immeuble est revendu par la famille de l'architecte et le nouveau propriétaire transforme à nouveau la baie vitrée en un ensemble de fenêtres plus proche du style original de l'immeuble.
Ravalement
- Modifié par HELMLINGER Wilfred le 23/01/2011 à 15h55Autres vues sur 19 Boulevard de l' Orangerie
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